CAPITAL

Installation

2025

Dimensions variables

Couvertures de survie, tiges de bois et plastique, fil de nylon, planche en bois

 

L'œuvre fusionne deux installations qui explorent les couvertures de survie, conçues pour les réfugiés, comme matériau central. Ces couvertures sont réinvesties dans une dualité critique qui lie la liberté ludique du cerf-volant à la précarité brutale de la survie migratoire.

Dans un premier geste, les couvertures de survie se transforment en cerfs-volants, traditionnellement associés au jeu et à la légèreté. Cependant, la fragilité et la temporalité du matériau soulignent la paradoxe de son ascension : ce qui semble s'élever est intrinsèquement lié à des restrictions invisibles, telles que les dynamiques de contrôle et d'oppression dans les contextes migratoires. Ici, le cerf-volant devient une métaphore de l'illusion de liberté face aux forces qui la limitent.

Dans le second geste, les couvertures de survie sont pliées comme des portefeuilles et disposées sur une planche en bois, créant un contraste ironique entre protection et accumulation économique. Les noms des pays brodés ou imprimés sur les couvertures soulignent les tensions entre les frontières géopolitiques et les vies qui y sont piégées. Ce geste expose la marchandisation de la vie humaine dans les contextes de crise, transformant un symbole de protection en un emblème d'inégalité mondiale.